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Marianne Rosenstiehl

Elle est photographe. Ne prononcez pas le mot people devant elle, elle grimpera aux rideaux ! Elle aime trop son métier pour succomber au chant des sirènes qui défilent depuis 25 ans devant son objectif.  Le gotha du cinéma et de la politique ont défilé sous ses yeux perçants sans la faire dévier de son rôle de journaliste.  « J’adore simplement cette petite danse qui consiste à embarquer et se faire embarquer dans l’univers de l’autre. » Bref, elle n’a jamais confondu son book et son carnet d’adresses. Elle a accompagné la carrière d’Isabelle Adjani, Carla Bruni, Mylène Farmer, Amélie Nothomb et Juliette Binoche, qu’elle adore plus que tout photographier, une histoire qui dure depuis 25 ans et qui a donné lieu à une très belle exposition chez Artcurial en 2009.

10 ans de collaboration avec l’agence H&K, le label chic des portraits de stars, et auparavant 13 années de reportages pour Sygma. Une foule de rencontres et des expériences en solitaire. Si elle sait s’amuser de nos multiples visages, elle a aussi la persévérance et l’humilité des artisans, de ces compagnons capables de consacrer une vie à leur « chef d’œuvre » en silence.

Rien ne prédestinait pourtant cette fille d’un grand mathématicien, spécialiste du labyrinthe, à devenir photographe.

Les vocations naissent souvent de manière cocasse. C’est un amour d’adolescence qui a décidé de la carrière de Marianne Rosenstiehl.

A 14 ans, elle est secrètement amoureuse d’un garçon de son lycée. Pour se rapprocher de lui, elle prétexte de prendre des photos de son groupe d’amis mais c’est lui seul qu’elle couche sur la pellicule. Marianne plonge alors dans la chambre noire. Le garçon ? oublié. En revanche, elle a trouvé son langage.

Alors qu’elle est encore lycéenne à Henry IV, c’est comme stagiaire qu’elle entre au service photo de Libération. A seulement 18 ans, bac en poche, elle vit déjà de ses clichés en photographiant des personnalités.

Après 25 ans de photographie, Marianne Rosenstiehl n’a aucune nostalgie pour l’argentique. Elle se passionne au contraire pour la photographie contemporaine et les nouvelles technologies. Elle s’intéresse notamment aux travaux de l’Américain Gregory Crewdson, de l’Anglais Tim Walker et du Français Patrick Swirc.

Marianne Rosenstiehl a choisi l’association Amnesty International.

« Ça m’a toujours fait beaucoup de bien de savoir qu’ils veillent sans relâche à la dignité et au respect des droits humains. »

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