En allant voir l’autre jour l’exposition d’Ellen Von Unwerth au dernier étage du Bon Marché, je me suis rendue compte qu’ils avaient une grande librairie avec un excellent choix de livres.
Je suis allée ce matin sur leur site et dans la sélection des livres d’arts, je n’ai pas résisté lorsque j’ai vu ce livre sur Saint-Laurent, à cause d’une petite phrase qui raisonne bien chez moi « Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme, ce sont les bras de l’homme qu’elle aime. Pour celles qui n’en ont pas, je suis là. » La photo de la couverture est mythique, l’homme aussi. Je ne suis pas très férue de mode, mais d’émancipation oui, et ce qu’il a fait du corps des femmes dans un pantalon a peut-être été bien plus salvateur que certains discours féministes. Bref, j’adhère.
Et comme en plus on nous donne si peu d’hommes nus à voir, quand il y en a un, et qu’il n’est pas seulement joli à voir mais aussi excitant par ce qu’il fait, il ne faut pas se gêner. Le voilà tout nu :

Yves Saint Laurent, mise à Nu , Jean-Loup Sieff (Albin Michel)
Vous aurez noté le point faible du Bon Marché : l’orthographe. C’est la mariée qui est mise à nu, pas Saint-Laurent, qui a choisi de rester fidèle au genre qui lui a été attribué ! A part ça le panier d’achat est un peu long (pourquoi veulent-ils ma date de naissance ? ) et je n’ai rien vu sur les délais de livraison, mais peut-être ai-je été distraite…
Pour ce Comte terrible et plein de canines, il existait la gousse d’ail. Pour faire « nana nère » à la mort, il y a la bonne vieille tête de mort. Cette bague est un contre-poison. Elle est une escorte gentille. Tirer la langue à toutes les maladies qui voudraient de nous, est un programme. Les têtes de mort de Sophie Lévy, la créatrice des Bijoux de Sophie, j’en mets depuis toujours. Elles ont été du rose des layettes en molli avec lequel on enveloppe les bébés ou du bleu des porcelaines Wedgwood. Ces têtes ont pour elles, une douceur et quelque chose d’inoffensif. Elles font du bien, presque.
J’avais passé commande sur winaretta.com, la bague (90 €) est arrivée, avec le courrier mais par porteur.

Elle était nacrée, comme une perle. Et bourgeoise, ce qui annulait complètement l’agressivité du message. Celle-ci semble faite pour un index ou un majeur. Parce qu’elle est drôle et parce qu’une bague drôle, pour être amusante se met sur ces doigts-là. Il faut qu’elle dérange l’usage. Elle est élevée pour ça.
… avec La valise qui sourit
Smile ! C’est les vacances ! Les vacances, les grandes vacances tant attendues de sonnerie en sonnerie, de réunion en réunion… Un temps qui passe trop vite et qui laisse le temps de s’amuser et de s’ennuyer aussi… Il y a ceux qui partent et ceux qui ne partent pas mais tous attendent cette parenthèse en point d’interrogation.
L’Envol offre des vacances aux enfants malades, un sourire dans un quotidien souvent dur pour les enfants et leurs proches.
J’aime le Smile depuis que je suis petite. Tout rond, tout jaune, un soleil si friendly. Un sourire, c’est peu de chose mais ça change la vie ! Que ce soit le sourire d’inconnus comme de ceux que l’on aime. Cette petite bouffée d’oxygène qui vous rend vivant, existant dans le regard (la bouche ?) de l’autre.
Un sourire à emmener partout avec soi, sur roulettes pour ne pas oublier de s’en accrocher un de temps en temps.
Grâce à mydotdrops,vous pouvez personnaliser votre fidèle compagnon et ainsi le distinguer sur les tapis roulants ou aux objets perdus.

C’est assez simple même si – en toute sincérité – je me suis fait aider ! Donc Merci Michel – Michel Tréhet, directeur artistique et photographe génial – Allez voir www.micheltrehet.com et si vous passez par Deauville entre le 26 juin et le 15 août, il expose 35 tirages 60×80 des nombreux clichés qu’il a pris à l’aide de son téléphone lors de ses allers-retours quotidiens sur l’autoroute A13 entre Paris (lieu de son agence) et Deauville son nid familial. Dabadabada dabadabada, la route de Lelouch revisitée.

Contrairement à certaines de mes autres collègues, la relation que j’entretiens à mon ordinateur et à internet n’est pas vraiment fusionnelle. J’en ai en effet une approche très utilitaire : mails, quelques renseignements, je ne m’aventure guère davantage habituellement. Je préfère de loin un bon livre à des heures de flâneries sur la Toile. Et c’est pour ça que j’ai adoré l’idée du Bookbook.
Vous connaissez le MacBook ? Vous avez 2-3 notions d’anglais ? Alors voilà, le Bookbook, c’est le « book » qui protège votre MacBook. Et qu’une fois éteint, votre ordi puisse jouer à cache-cache dans votre bibliothèque !
J’ai piqué l’idée à un ami, c’est mon côté old school qui a tout de suite été conquis. Et puis je trouve le coté vieux grimoire bien plus esthétique que les lignes high-tech de mon livre numérique. C’est Steve Jobs qui va m’en vouloir…

Si on ne le trouve au départ que sur le site de la marque américaine Twelve South, en fouinant un peu, on le trouve aussi dans notre contrée cybernétique sur MacWay.
Du coup, il m’arrivera plus vite et moins cher ! My Book is Beautiful !
Avant de commencer ma mission e-shopping, je dois vous raconter mon tout-premier e-achat dont je m’en souviens parfaitement. J’étais à la clinique de Key West (Floride) juste après la naissance de ma fille avec un catalogue Victorias Secret’s oublié par une autre jeune maman…

Allongée sur mon lit, je suivais les courbes parfaites de Gisèle, Heidi ou Tyra s’étirant sous les cocotiers, batifolant sur des plages de rêves en maillot de bain Victoria’s.
Première commande : je choisis taille, couleur, forme, du haut puis du bas… et la serviette qui va avec. J’hésite, je modifie, je tente de m’imaginer avec 6 découpes de top différentes qui leur vont toute bien à elles ! J’appuie fébrile sur CONFIRM me demandant encore si le top B ne va pas mieux avec le bas D à moins que ce soit le E avec le Z. Bon, j’envoie.
Là commence une période incertaine d’attente… Le facteur arrive enfin, plus tôt que je ne pensais, 48h c’est donc le vrai délai ! Même dans une boîte aux lettres colorée au bout d’un petit chemin au bout des Keys. Je défais fébrilement le paquet comme un enfant espérant que le Père Noël a bien lu sa liste, mélange d’appréhension et d’excitation, sachant que j’avais déjà abandonné toute idée de refaire le chemin à l’envers (renvoyer le paquet, changer le modèle, etc). Il était là et je pourrais le mettre bientôt quand je serais comme Gisèle, Heidi et les autres !
Ma toute première expérience de e-shopping fût donc une réussite.
Coup de chapeau au sympathique coup de crayon de la blogueuse Bib’s :
Découvrez ou re-découvrez le blog de Bib’s et ses tranches de vie croquées avec plein d’humour à l’intérieur !
Hier matin, j’ai commandé cette merveille, ce bijou, cette sublimité j’ai nommé : une authentique Cambridge Batchel en cuir naturel.

(Photo Jak&Jil)
Mais pour en arriver à cette commande de génie, mes amies, j’en suis passée par un long et tortueux chemin que je m’en vais vous conter de ce pas.
Cet espace en est la preuve : la meilleure source pour le shopping en ligne, ce sont les blogs. Chaque jour, j’en visite plus d’une trentaine qui sont une source d’inspiration mode intarissable… J’ai, et je l’assume, sur le bureau de mon ordinateur, un dossier « outfits » dans lequel je glisse toutes les photos de style que j’aime et dont je m’inspire les jours de « j’ai-rien-à-me-mettre ».
Parfois, en surfant, de fil en fil, on tombe sur des merveilles.
Par exemple, hier matin, j’allais consulter l’un de mes blogs favoris : un « style watch » des sœurs Olsen dont je suis fanatique du look clodo-chic (oulala je m’affiche complètement, maintenant vous savez qu’au fond de moi je suis une groupie de 15 ans qui adule des starlettes !). Et je tombe sur cette photo de Mary Kate portant un châle absolument foufou…

Or, ce châle me rappelle cette autre photo de Kate Moss trouvée il y a quelques semaines sur je ne sais plus quel site people, que j’avais soigneusement archivée dans mon dossier « outfits » …

Prise d’un quasi-orgasme fashion, je m’étais alors mise en quête frénétique d’un châle à frange vintage dans tous les sens sur la toile : ebay, shopstyle et google à la rescousse. (Astuce : quand on cherche une fringue sur ces sites, on parle en anglais. On dit « vintage shawl » « silk fringe shawl » pour tomber sur les sites UK et US, plus riches que les Français….)
Recherche infructueuse et frustrante… Tout ce que je trouvais de vaguement approchant l’objet de mes convoitises fut ce magnifique châle Missoni sur theoutnet.com, le très gratifiant site « discount » de net-à-porter…

SOLD OUT
J’en ai pleuré pendant trois jours.
Et donc, hier matin, je vois ce châle sur Mary-Kate Olsen… Tous mes espoirs se sont mis à renaître. J’ai farfouillé dans les commentaires du post pour voir si une internaute informée n’avait pas judicieusement référencé la provenance de cette sublimitude. (Règle d’or : lire les commentaires des blogs, ce sont souvent des mines d’infos !) ET LA : EUREKA !! Une blogueuse y expliquait qu’elle avait justement mis un lien sur son blog vers une boutique ebay vendant des châles similaires !
Je me précipite donc sur le dit blog tenus par deux californiennes funky… Honestly… wtf (titre génial soit dit en passant) : Une vraie caverne d’Ali Baba, ce blog, bourré de références pointues et surprenantes. Et je me suis donc commandée le châle de mes rêves dans une boutique ebay ( et j’ai découvert en passant que le mot clé magique en anglais était « duster », et non pas « shawl » comme je l’avais cru… Vous dites, hein, si ça devient trop geek pour vous, je comprendrai). Mais pour tout vous dire les amies, ce châle là, je ne compte pas le vendre lors de la vente aux enchères 24H00, mais le garder et le chérir jusqu’à la fin de mes jours de modeuses…
Du coup, j’ai continué à surfer sur Honnestlywtf afin de dénicher un autre produit idéal pour l’opération 24H00.
Et là, vers la troisième page, je suis tombée en extase sur cette sacoche sublime…
Croyant mourir de jouissance esthétique, je me suis dit : OH MY GOD !!! UN CARTABLE PREPPY BRITISH A LA ALEXA CHUNG !! (Voilà, maintenant vous savez que la vieille groupie attardée que je suis adule AUSSI Alexa Chung).

Mes blogueuses californiennes avaient d’ailleurs piqué l’idée sur un autre blog culte : Jak & Jil (vous suivez toujours ?)
Bref, me voilà un instant plus tard sur le site de la Cambridge Satchel Company, bien marron, bien vintage, bien british comme on aime (le site, tout comme le sac d’ailleurs).

Je jette mon dévolu sur la sacoche – dite « satchel » (apprenez l’anglais sur le blog de 24h00…) – pourvue d’une lanière rendant le tout plus pratique tout en restant délicieusement vintage dans cette couleur chestnut/camel tellement hiver 2011…Portée ici par une ravissante et authentique anglaise
Total : 98 £, avec les initiales gravées et la livraison (soit 117 €, merci xe.com)… Bonne surprise : on peut payer par Paypal, c’est tellement plus pratique !
Restait à régler une dernière question de taille : quelles initiales inscrire sur cette divine pièce de maroquinerie ? (car sans les initiales, on perd toute la dimension british géniale du truc évidemment) LB ? Aucun intérêt, puisque le sac sera revendu aux enchères à une heureuse modeuse dans quelques mois et que c’est pas comme si j’étais Michael Jackson…
Je me suis creusée la tête pendant tout une après-midi, une soirée entière, quand enfin, à l’heure de me mettre au lit éclata dans ma tête cette idée de génie :
AC !!
Comme Alexa Chung bien sûr !! Clin d’œil ultra-pointu à l’égérie preppy par excellence (et une initiative qui ravira bon nombre d’Amélie, Aurélie, Alice et Alexandra dont le nom de famille commence par C.)
Après toutes ces péripéties, je me couchai avec la satisfaction du devoir accompli (on ne le dit jamais assez, l’immense avantage du shopping en ligne est de pouvoir faire du shopping à 2 heures du matin) et en rêvant d’une pièce remplie de canapés Chesterfield et de vieux livres à reliures de cuir sur des étagères en acajou, quelque part à Cambridge, où un gentleman en chapeau melon graverait, dès demain, en lettres d’or, les lettres AC sur un cartable de merveilleuse qualité que je recevrai dans 15 jours, si tout va bien. Sweet dream indeed…
J’attendais…. le soleil ? Une victoire des Bleus ? Que sais-je encore… pour rejoindre tous les autres beaux oiseaux blogueuses sur l’arbre 24h00. C’était oublier que c’est bientôt l’été (si, si !!), que les jours sont plus longs (donc on y met plus de choses !!!) et que la vraie bonne nouvelle c’est que la Coupe du Monde a lieu en Afrique du Sud chose impensable à l’époque où Simple Minds chantait Mandela day ! Bref, ne pas remettre à demain et s’élancer tout sourire dans cette belle aventure concoctée par Virginie.
Au début, tout semblait très simple, un peu trop simple… Un appel de Virginie de 24h00 avec une proposition non refusable : tu as été choisie avec 9 autres femmes pour dépenser 1000 € sur internet. A priori, la mission ne me paraît pas trop difficile ! Merci Charlie…
A regarder de plus près, le projet né de l’imagination de ma belle amie est beaucoup plus impliquant : choisir et acheter sur internet des objets à vendre aux enchères pour l’association que l’on soutient. Je choisis L’Envol pour une Colombe….
Je ne me doutais pas que commençait une tempête sous un crâne. Acheter sur internet, pas forcément my « cup of tea ». La Toile me sert au quotidien pour tisser des infos, suivre l’actualité, creuser des sujets, traquer les nouveaux projets, les talents, prendre la tendance mais acheter peu. Là il s’agit d’acheter… et de plus « utile » personnel et créatif. Bonjour le cahier des charges !
Ce n’est un secret pour personne, je suis fan de Marni et encore plus de sa directrice de style : Consuelo Castiglioni. Hyper discrète, très douée, j’adore tout ce que cette femme fait, y compris sa maison de Formentera. Juste dinguissime au niveau design et style, je rêve d’avoir cette maison. Ça devrait être la mienne et c’est moche ! Moi, j’ai vraiment grandi là-bas et pas elle, alors rends-moi ma baraque Consuelo ! Bon, fini la jalousie, parlons mode et non pas de la maison de mes rêves.

L’un de mes coups de cœur shopping chez Marni, c’est la ligne « The Children’s Imaginary World » : des basiques pour adultes, avec des dessins naïfs, pour soutenir les enfants artistes, auteurs des dessins.
Le shopping en ligne sur marni.com est aussi luxueux qu’un shopping en boutique, avec l’univers visuel de la marque en prime. Après avoir sélectionné le modèle, un tee-shirt My Imaginary Friends, je choisis la taille. Ma technique, c’est de toujours prendre la plus grande, question de principe pour éviter les erreurs, surtout sur le web. Je coche l’envoi standard (15 €) et quelques jours plus tard un vrai paquet arrive. Comme dans les magasins, avec un sac en kraft, facture dans l’enveloppe et un reçu retour client, le seul jusqu’à présent. Rien à redire, super rapport qualité/prix. De toute façon, je suis fan.
Je fais un tour des bureaux pour montrer cette merveille à mon équipe. Les filles essayent de me le voler, mais pas question, c’est pour la vente aux enchères. Ça va être dure de le rendre celui-là. Quel exercice insupportable.
Le bijou de tête en métal doré chez Colette : MAISON MICHEL x DC COMICS