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Aimer la mode et travailler dans la mode,  c’est aussi être au contact permanent de toutes les autres formes d’art, cinéma, architecture, photographie, etc…
Ces influences multiples se retrouvent constamment dans les collections des créateurs ou les séries de mode de rédactrices. J’ai moi même développé un grand intérêt et une sensibilité au fil des années à la photographie,  pas uniquement de mode, et je me suis ainsi fait un petit plaisir pour l’un de mes derniers achats, en commandant le livre « Certain people : a book of portraits » de Robert Mapplethorpe, qui est l’un de mes photographes fétiche. Très connu pour ses nus masculins, il a aussi beaucoup travaillé sur le portrait durant toute sa carrière, et cet ouvrage de 1985, première édition et tiré à 5000 exemplaires, est un formidable recueil de ses travaux.
250$ pour l’ouvrage + 41,20$ de frais de port plus tard, je devrais bientôt recevoir mon colis depuis East Hampton, où se trouve mon vendeur Ebay et son online bookstore http://stores.ebay.com/Harpers-Books-Inc!
Quand un écrivain commence à ressembler à une bibliothèque, c’est qu’il a arrêté d’écrire comme ceux qu’il admirait.
Beigbeder ne copie plus personne. L’a-t-il seulement fait ? Jamais de sa vie.
Il n’a jamais ressemblé à quelqu’un d’autre qui écrit. Il s’est ressemblé tout de suite. Il s’est reconnu un talent avant ses lecteurs et il a eu raison de le faire.
Il est un écrivain post-moderne depuis qu’il est jeune. Un, qu’on lit. Pas un écrivain avec qui on déjeune. J’espère qu’on prend déjà des passages de ses livres pour les dire trop lentement à des classes de trente-cinq. Beigbeder en dictée, ce serait de l’ordre du désordre qu’on aime. Quand on pense qu’on ennuie des élèves avec des textes de Yasmina Reza, à qui on demande d’écrire correctement des extraits de cette femme alors qu’elle n’écrit même pas de romans bien.
Ai retrouvé une dédicace sur une page de L’Amour dure trois ans. Je ne vous la dirai pas. Elle est d’un chouette pourtant.
J’ai de la tendresse pour les livres de Beigbeder et il m’en reste toujours des phrases qui ne veulent pas s’en aller. J’ai quitté des messieurs mais pas ses phrases.
Je recommande ces quatre livres et vous conseille tous les autres.
C’est émouvant une œuvre quand on n’est pas assez vieux pour l’hommage et trop jeune pour arrêter d’aimer les livres des autres. Beigbeder, on veut vous acheter partout. Sur le net, Fnac, et dans les librairies. On veut de vous une bibliographie de biscuits Finger. Tu peux pas la faire un p’tit peu plus longue ta bibliographie. Tu peux faire ça s’il vous plaît ?

Je ne sais pas si j’ai été paresseuse, radine ou trop occupée ailleurs, mais je suis très en retard dans mes achats 24h00. Du coup, depuis hier l’idée me trotte dans la tête d’un très bon et grand vin ! J’adore les boire mais de là à les acheter aussi chers et en ligne, ça n’est jamais arrivé.

Je suis allée sur Chateauonline.fr, j’ai cherché les Bordeaux rouge, par ordre de prix et à un moment donné je suis tombée sur un Château Léoville Las Cases de 1961, et si ma mémoire est bonne c’est le vin que Coluche n’arrivait pas à reconnaître dans L’aile ou la cuisse, mais que Louis de Funès a reconnu à la seule couleur de la robe. C’est un argument largement suffisant pour que je l’achète, mais il se trouve que sur ChateauOnline on peut aussi profiter des soldes, comme si les vins étaient des denrées démodables ! 50% sur ces sommes-là, les potentiels acquéreurs à la vente aux enchères sauront apprécier : 399,50 € au lieu de 799 €.

Voilà la merveille :

La livraison se fait par transporteur spécialisé (je n’ai rien contre La Poste, mais ça me parait quand même une idée raisonnable) et les colis sont expédiés en 3 à 5 jours ouvrés, donc vendredi au plus tard je devrais être la propriétaire temporaire d’une bouteille qui met mes papilles en émoi à la seule pensée de la splendeur qu’elle abrite.

J’ai voulu fabriquer un baluchon. Un truc qu’on promènerait dans des capitales où on s’habille. A Paris, à New-York, à Tokyo. Dans ce baluchon, je rangerais, des choses et ce baluchon serait un joli foutoir dans lequel on trouverait ce que je voudrais. Et ce qui entrerait, aurait à voir avec un seul et même bidule.
La tête de mort serait ce bidule.
Mon baluchon serait thématique.

J’avais repéré cette statuette rigolote et débile également, que l’on pouvait se procurer en passant par le Musée Maillol en allant voir cette exposition dont on a parlé et parlé. Un crâne, avec des oreilles de Mickey.
Exactement l’humour à sa place. Exactement ça que j’aimerais. Elle était dans un de ces paquets. Grand en comparaison avec l’échelle vraie. C’était une miniature. Cette tête, pour rester mignonne avait besoin de l’absence de taille. Elle n’était pas effrayante du tout, quand j’ai ouvert, elle était ravissante. Elle avait quelque chose de scolaire, quelque chose des photos de classe. On aurait dit qu’un élève lui avait fait deux oreilles pendant qu’on disait « souriez ». Vous l’aimerez quand vous la verrez.
Livrée dans un colis cartonné, elle tenait dans la paume d’une main. L’acheter rend joyeux, l’avoir doit porter bonheur. Notez bien qu’ elle a les oreilles d’une souris plutôt sympa. Il s’agit d’une édition limitée à 100 exemplaires, réalisée par Pixi à l’occasion de l’exposition « C’est la vie » au musée Maillol. (N°51/100) par Nicolas Rubinstein

A 18 ans, j’ai cru un instant que pour être photographe, il fallait avoir l’air photographe.
Dans les vernissages d’expos photos, parmi les invités, il y a  toujours un ou plusieurs représentants d’une tribu étrange, celle des photographes Old School qu’on reconnaît à deux éléments conjoints :
ils ont un appareil autour du cou – un Nikon ou un Leica – et un de ces gilets sans manches plein de poches.

Avant, ils m’impressionnaient. Ensuite, ils m’ont agacée puis ils ont fini par m’émouvoir. A présent, je les cherche et je les compte. Pour le gilet à poches, je vous laisse aller fureter sur les sites de matériel de pêche, mais j’ai trouvé sur bird on the wire une miniature de reflex Nikon et je crois que je le porterai en sautoir aux Rencontres d’Arles cet été.
Sur le même site, j’ai trouvé un lomo ravissant en édition limitée (oups c’était le dernier !) C’est une réédition du légendaire appareil photo tout en plastique des années 60. Entre le jouet et la machine à surprises… accompagné de sa version porte-clé (5,50 €).

Je voulais vous commander les deux premiers livres que sort Patrick Swirc, un photographe français excellent dont j’aime le travail depuis longtemps mais sur le site de son éditeur, Steidl, j’apprends qu’ils ne seront pas disponibles avant juillet.

Mais d’une librairie, je ne ressors jamais les mains vides, pas vous ?
J’ai trouvé le gros bouquin de Miroslav Tichy, ce vieux hobo tchèque qui bricolait des appareils photo avec des morceaux de carton et des bouts de plastique. (58 euros)

On raconte même qu’il ponçait ses objectifs avec du dentifrice et de la cendre de cigarette. Il suivait les femmes de sa ville de Kyjov dans la rue, à la piscine, dans les jardins, son appareil caché sous son pull, prenait ses photos sans regarder dans le viseur.

Ses images toutes floues et toutes rayées sont magnifiques et douces comme des caresses. J’avais loupé l’expo au Centre Pompidou en 2008 mais le livre me consolera…

(52 €) si vous vous inscrivez  sur leur Book Club. Il arrive rapidement, bien emballé avec de la mousse aux quatre coins.

En allant voir l’autre jour l’exposition d’Ellen Von Unwerth au dernier étage du Bon Marché, je me suis rendue compte qu’ils avaient une grande librairie avec un excellent choix de livres.

Je suis allée ce matin sur leur site et dans la sélection des livres d’arts, je n’ai pas résisté lorsque j’ai vu ce livre sur Saint-Laurent, à cause d’une petite phrase qui raisonne bien chez moi « Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme, ce sont les bras de l’homme qu’elle aime. Pour celles qui n’en ont pas, je suis là. » La photo de la couverture est mythique, l’homme aussi. Je ne suis pas très férue de mode, mais d’émancipation oui, et ce qu’il a fait du corps des femmes dans un pantalon a peut-être été bien plus salvateur que certains discours féministes. Bref, j’adhère.

Et comme en plus on nous donne si peu d’hommes nus à voir, quand il y en a un, et qu’il n’est pas seulement joli à voir mais aussi excitant par ce qu’il fait, il ne faut pas se gêner. Le voilà tout nu :

Yves Saint Laurent, mise à Nu , Jean-Loup Sieff (Albin Michel)

Vous aurez noté le point faible du Bon Marché : l’orthographe. C’est la mariée qui est mise à nu, pas Saint-Laurent, qui a choisi de rester fidèle au genre qui lui a été attribué ! A part ça le panier d’achat est un peu long (pourquoi veulent-ils ma date de naissance ? ) et je n’ai rien vu sur les délais de livraison, mais peut-être ai-je été distraite…

Un dictionnaire. Le plus court chemin pour passer un anniversaire les joues trempées. Mes dix ans, sont un souvenir merveilleusement triste puisqu’on m’avait remercié de grandir avec, un dictionnaire. Je passerais à deux chiffres avec un livre qui n’était même pas de la bibliothèque verte. J’ai pleuré. Un livre contondant qui fréquentait les mille pages. Dans un Cluedo, il pouvait tuer comme un candélabre et dans la vie, il donnait envie de mourir.

(Lire la suite…)

Je suis folle de son humour,  vraiment sympathique et bien fait. Il n’est pas philosophe, mais se préoccupe de ses grands hommes (et femmes) sans emplois (en principe ils sont surtout sans emplois parce qu’ils sont morts, mais bon…). Ce n’est pas un homme dont je serais devenue toquée, mais un site Internet américain au titre irrésistible The unemployed philosophers guild.

La carte postale de Simone

J’ai connu pas mal de Noëls ou tout ce que j’ai livré sous les sapins était directement issu de leur site, en trois clics, comme j’aime.

J’ai commencé par acheter une carte postale de Simone de Beauvoir (c’est la moindre des choses pour bien commencer sa journée), j’ai pris une petite boite de marionnettes de révolutionnaires (il en faut toujours un peu chez soi, pour lutter contre les idées reçues qui s’installent trop facilement) et aussi une montre Freud, qui rappelle à chaque seconde le poids de papa-maman, et surtout celui de l’Eros.

Attente pour la livraison : de 1 à 8 semaines, parce que je n’ai pas choisi le mode express. Il va falloir être patiente.